Oo...Bienvenue...oO

Bienvenue sur un skyblog de poèmes gothiques.
Ces poèmes ne sont pas de moi bien évidament, mais d'une artiste nommée Aubépine Duroncier.
J'
ai déssidé de faire un skyblog sur ses poèmes car ils sont (et vous le verrez) vraiment très très beaux !! Comment vous ''interdire'' de les piquer étant donqu'ils ne sont pas de moi ?? Ce serait stupide de ma part de dire ça...mais mettez, s'il vous plait, un lien vers mon slyblog, rien de plus ^^
Bonne lecture !

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Oo...Bienvenue...oO

# Posté le samedi 02 juin 2007 10:18

Modifié le dimanche 03 juin 2007 09:26

Réponds-moi !

J'ai tant jeté de bouteilles à la mer

que l'eau en est polluée de mes songes amers

et quand s'inonde un mot dans sa coque si frêle

c'est mon coeur maladif qui se gonfle de sel

P
olymère qui s'échoue, bercé de mes chagrins

n'est que plastique mou de mon rêve enfantin

et la baleine échouée ou tortue qui se meurt

à l'appel envoyé, avalé par erreur

ne retient pas mon bras, je veux maudire le monde

et si je dois mourir sans que tu me répondes

que m'importe au final que je tue l'océan

puisqu'il détruit mes rêves noyés de son néant
Réponds-moi !

# Posté le samedi 02 juin 2007 10:33

Modifié le dimanche 03 juin 2007 09:27

Tourmente

Un papillons de haine vibrant de solitude
A battu à l'orage ses ailes qui ne portent
Plus rien d'un ve amer que la folie exsude
Plus que sang et que chairs d'une ombre déjà morte

et le vent a froissé, distendu de son rire
le cerf-volant blessé qui lance un dernier cri
quand son dos couturé et masqué de pris
s
'est vril des instants que le vent lui chire

sans aucune pit aveug et meurtri
b
attu et retourné, cadavre vers le vide
est je dans un souffle. Les pleurs qui ne rident
q
ue cet amas de chair, pe et ftri

l
e lestent de douleurs, ce cocon d'où ne nt
plus aucune espérance, son corps est formé
e
t dans la boue, les gouttes, les seules à applaudir
f
ont un concert et ne l'incitent qu'à mourir
Tourmente

# Posté le samedi 02 juin 2007 10:48

Modifié le dimanche 03 juin 2007 09:27

Datura

Datura noire, en cor, résonne en moi
me crie ta fleur d'espoir, une autre ode de joie
Se meurt ton parfum aux c½urs de mes veines
Tu hantes mes matins du peu qu'ils se souviennent
La rose est sans attrait quand ta pause m'écorche
Fais de mon âme prose à ta voix qui m'est proche
Datura noire je suis, calice de ta sève
L'écrit de délice sur lequel je m'achève
Brûle ta corolle, pétale aux maints arômes
quand tu hurles folle sur le souffle des hommes
La rose est poésie quand tu m'emplis de toi
Fais de mon âme, prose, à l'encre de ta voix
Oui, Datura blanche non tu n'existes plus
Un ange de feu-folie t'a brûlée à ma vue
Non, Datura blanche, oui, tu n'excites plus
Les cendres de ton charme en moi ont disparues
Datura

# Posté le samedi 02 juin 2007 11:58

Noyer la lune

La lune est tombée sur l'eau verte
de l'étang dont elle a tatoué la peau
et brille en pure perte
n'aveuglant pas les crapauds
q
ui croassent dans les joncs
embrouillent son image
en brusques et froids plongeons
qui troublent son visage
Un grand oiseau de nuit
battant lourd l'air obscur
fait taire le ballet qui nage à sa figure.
D
es araignées d'eau noires s'esquivent fins anneaux
q
ue des remous plus sombres suivent au fond des eaux. Les joncs à peine ais par sa raie de lumière,
fmissent sous le vent, un souffle de colère.
Parfois les feuilles au fond de l'eau brune du bord,
sont poussées par un monstre les frôlant de son corps.
Un pâle cocon de soie doucement se balance
au pied d'un vieux tronc d'arbre, auprès des roseaux, danse.]
Un hurlement de chien vient chirer la nuit
mais plus rauque et plus fort et puis brusquement fuit.
Des pas qui se rapprochent, des ronces sont poussées;
alors que l'½il blanc de l'astre s'émoussait
en voile de nuages et froncent ses paupières
repeignent tout au noir et au gris de la pierre,
ne laissent plus que moi assise et pieds baignant
d
ans l'eau froide qui berce, les ombres me ceignant
Noyer la lune

# Posté le samedi 02 juin 2007 12:13